Prosper Mérimée

(1803-1870)

Biographie


La vie de Prosper Mérimée :

Les parents de Prosper Mérimée étaient tous deux des peintres de talent et des agnostiques. Mérimée fit des études au lycée Henri IV, puis, ensuite, il poursuivit des études de droits tout en fréquentant certains salons littéraires de l’époque. Après avoir été reçu avocat, il fut attaché au ministère du Commerce. En 1822, il fit la connaissance de Stendhal et envisagea de faire une carrière de peintre, puis, il se mit à l’écriture. Il commença à publier à partir de 1825, des pièces de théâtre (des pièces écrites pour être lues) et de la poésie, sous divers noms féminins. Mérimée s’est toujours intéressé à l’Espagne et il apprit l’espagnol. Dès novembre 1824, il écrivit quatre articles sur le théâtre espagnol qui furent publiés dans le Globe. En 1825 il écrivit le Théâtre de Clara Gazul. En fait il s’agit de scènes pittoresques et ironiques dans lesquelles la narratrice est une comédienne espagnole.

En 1828, Goethe dévoila le nom de l’auteur qui se faisait publier sous des noms féminins. À partir de 1828, il commença à publier des nouvelles qui ont établi sa réputation. Puis, à partir de 1831, grâce à l’aide de diverses personnes, il trouva un emploi dans la haute administration et, en 1834, il occupa le poste d’Inspecteur Général des monuments historiques.

En 1830, Mérimée parcourut l’Espagne. Il écrivit de nombreuses lettres et des articles qui contenaient ses impressions, en particulier quatre lettres qu’il envoya au directeur de la Revue de Paris : Les courses de taureaux (janvier 1831), Une exécution (mars 1831), Les Voleurs (août 1832) et Les Sorcières (décembre 1833). Tout d’abord, il fit des tournées à travers toute la France. En 1839, il partit pour la Corse, où il passa deux mois. L’année suivante, il publia Colomba.

Mérimée retourna en Espagne en juillet 1840, en tant qu’inspecteur. Il fut élu à l’Académie française en 1844. Mérimée parlait plusieurs langues et s’intéressait à la littérature russe. Il continua à écrire des articles d’art et d’histoire, puis il traduit des auteurs russes : Pouchkine, Gogol, Tourguénieff.

Pendant ses voyages, Mérimée s’employa à sauvegarder et à restaurer le patrimoine architectural français et rédigea de nombreuses brochures sur l’architecture militaire. En 1845, il fut élu à l’Académie française. En 1853, Napoléon III épousa Eugénie de Montijo, que Mérimée connaissait bien. Il fut nommé sénateur, mais cela le brouilla avec la plupart de ses amis, dont Victor Hugo. Vers 1856, Mérimée commença à souffrir de troubles de la respiration. En 1869, il tomba gravement malade, puis les défaites de la guerre franco-prussienne de 1870 et la chute du Second Empire l’accablèrent et précipitèrent sa mort, à Cannes, le 23 septembre 1870.

 

L’œuvre de Mérimée :

Au début de sa carrière littéraire, Mérimée écrivit de courtes pièces de théâtre : Le Théâtre de Clara Gazul (1825), ensuite, il se lança vers le genre historique : La Jacquerie (1828 – Révolte paysanne du XIVe siècle), puis une Chronique du règne de Charles IX (1829). En 1829, Mérimée se dirigea vers la nouvelle. Il fit publier ses premières œuvres de ce genre dans la Revue de Paris. Ensuite, après avoir été nommé Inspecteur Général des Monuments Historiques, il écrivit Colomba (1840 – après avoir fait un voyage en Corse), et Carmen (1845, une œuvre dans laquelle il décrit les mœurs des gitans d’Espagne). L’histoire qui l’inspira à écrire Carmen lui fut racontée pendant son voyage en Espagne, par une comtesse.

Mérimée appartenait tout d’abord à une génération romantique et son œuvre en porte quelques marques dont un goût pour la mystification et le fantastique, les descriptions pittoresques, les passions fortes et le sens de la fatalité. Cependant, Mérimée se lança aussi vers le réalisme. Il se voulait objectif et désirait rapporter ce qu’il avait vu et des faits réels.

source : francewithsimone.com